Lâcher prise grâce aux Mandalas :

Les Mandalas, une forme reposante

Faite la petite expérience suivante. Observer les vitraux d’une cathédrale en vous centrant d’abord sur la rosace : votre œil se posera spontanément au centre et vous verrez l’ensemble des éléments qui la composent sans avoir à bouger le regard. Ensuite, passez à un vitrail vertical, avec des scènes et des personnages : votre œil sera mobile, il se déplacera à la recherche des différents éléments de l’image.

Autre exemple, l’enfant qui fait des coloriages. Si vous lui donnez une image représentant une petite histoire, il commencera invariablement à colorier un peu du soleil, un peu de la maison, un peu des personnages… Donnez-lui un Mandala : son œil se posera instantanément au centre et son coloriage s’organisera à partir de là.

Comme la rosace, le Mandala est une figure reposante, qui nous permet de nous poser en nous centrant sur le point de ressourcement.

Les Mandalas, vers l’équilibre cérébral

Outre ce recentrage et ce calme apportés par le Mandala, l’activité de mise en couleur aide à atteindre une forme d’équilibre cérébral.

L’hémisphère gauche voit tout en détail : il a besoin d’être rationnel, de tout expliquer, tout comprendre, tout mettre dans des cases. C’est celui qui gère l’espace, le temps et la parole, c’est le mental. C’est aussi celui de la loi, de la raison, c’est la part d’adulte qui vit en nous ; c’est le concret, le quotidien, celui qui permet de passer à l’action, c’est l’énergie dite masculine.

L’hémisphère droit, au contraire, perçoit tout globalement, c’est un généraliste. C’est le cerveau de l’imaginaire, des ressentis, de l’intuition. C’est l’hémisphère de la créativité, de l’inspiration, notre part enfantine intérieure. C’est l’énergie féminine qui existe en chacun de nous.

Si ces 2 hémisphères fonctionnent de façon différente, aucun des deux n’est « meilleur » que l’autre : ils sont complémentaires.

La nature –et nous en faisons partie – est en recherche permanente d’équilibre. L’idéal est donc de faire fonctionner ces deux hémisphères à part égale. Actuellement, le monde de l’école, puis du travail, font essentiellement appel à notre hémisphère gauche. Nous devons être rentables, productifs, efficaces, rationnels, tout savoir, tout expliquer. Pour contrebalancer, nous cherchons à nous ressourcer en pratiquant des activités de loisirs.

Nous faisons donc, à longueur de temps, des allers et retours entre l’hémisphère gauche et l’hémisphère droit. A être toujours dans l’action, à courir après le temps, à « assurer » en permanence, nous prenons le risque de nous épuiser. A l’inverse, à trop vivre dans l’imaginaire, nous risquons d’avoir plus de mal à revenir au concret du quotidien et à la réalité des choses. L’idéal ? Pouvoir faire fonctionner nos deux hémisphères en même temps !

Le Mandala permet cet équilibre cérébral

Lorsque vous choisissez votre dessin et vos couleurs, lorsque vous coloriez, vous faites fonctionner l’hémisphère droit, celui de l’imaginaire et de la créativité. Mais un Mandala n’est pas un dessin quelconque, c’est un dessin organisé, construit sur une structure et dont vous coloriez chaque détail. Vous gérez par conséquent l’espace, la symétrie ; vous êtes dans la logique et la déduction : vous faites donc fonctionner aussi votre hémisphère gauche. Comme les deux cerveaux travaillent simultanément, il y a des reconnections qui se font au niveau du corps calleux, et vous récupérez alors de l’énergie de l’hémisphère que vous utilisez le moins au quotidien (nous avons tous un hémisphère dominant), pour atteindre cet équilibre cérébral, source de bien-être.

Parce qu’ils nous amènent à nous recentrer, les Mandalas éloignent également les pensées parasites. On est avec soi, on lâche prise.

Avec les Mandalas, la personne qui est toujours dans le faire, la gestion du temps et de l’urgence, retrouve son intuition, sa créativité, l’envie de se poser.

De son côté, l’enfant qui est souvent « dans la lune », dans son monde, dans son imaginaire, retrouvera grâce aux Mandalas, l’énergie de son hémisphère gauche ; il sera ainsi plus disponible pour les apprentissages.

Tiré du livre « Mandalas pour lâcher prise » d’Armelle Troyon, avec son aimable autorisation.

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